
Livré à lui-même dès sa plus tendre enfance, il travaille dur en capturant des volatiles et en fabriquant des sabots. Il utilisera l'argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris, France, où il débarque Gare de Lyon, à 9 ans, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler français.
Anecdote : Ne sachant si ses économies seraient suffisantes pour acheter un billet Piacenza -> Paris, il décida de courir derrière le train jusqu'à la frontière française, avec ses sabots sur l'épaule pour ne pas les abîmer.
Arrivé en France, il reste trois jours et trois nuits dans la Gare de Lyon, jusqu'à ce qu'un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l'interroger sur sa présence dans la gare mais Lazare, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d'un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.
Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent-sur-Marne, où résidait une importante communauté italienne (Les Ritals), puis devint crieur de journaux à Paris. Il garde d'ailleurs un souvenir vif du jour de la mort de Jean Jaurès en juillet 1914, car, à cette occasion, les gens s'arrachèrent ses journaux place de la Bastille.
Anecdote : Il travailla également comme coursier pour Pierre et Marie Curie.
Dès le début de la Première Guerre mondiale, il s'engagea dans le premier régiment de marche de la Légion étrangère, de Sidi-Bel-Abbès, où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons.
Après l'entrée en guerre de l'Italie, en 1915, il est enrôlé dans l'armée italienne, dans le 3e régiment de chasseurs alpins et combat les Autrichiens dans le Tyrol. Atteint à la tête, il est soigné à Naples et est démobilisé en 1916. De retour en France en 1921, il fonde avec ses deux frères une société de fumisterie (Ponticelli Frères) qui devient une grande entreprise nationale et continue à prospérer de nos jours à l'international dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle.
En 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Lazare demande et obtient la nationalité française. Il s'engage au 3e bureau du département de la Seine. Mais jugé trop vieux pour le service actif, il est renvoyé à son entreprise où l’on estime que ses services seront plus profitables à l’effort de guerre. Il évacue cette dernière en zone sud non occupée par les Allemands. Lors de l'occupation de cette dernière en 1942, il retourne à Paris et s'engage dans la Résistance.
Depuis le 20 janvier 2008, il est le dernier poilu vivant à ce jour après la mort de Louis de Cazenave. Comme ce dernier, il a manifesté son opposition à avoir des obsèques nationales. En 2005, le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le président de la République avait décidé que seraient organisées des obsèques de portée nationale pour le dernier combattant de 14-18 et que celui-ci serait enterré au Panthéon. Lazare Ponticelli a déclaré « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi. ». Il estime que le travail de mémoire arrive trop tard. « On s'en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n'était plus nombreux et qu'on était fatigués. ». Sa fille a indiqué que si elle pouvait accepter une cérémonie nationale simple dédiée aux morts de la Première Guerre mondiale, elle exige que son père soit enterré dans le caveau familial.

Brigade légendaire de la police américaine, les Incorruptibles étaient chargés de combattre la pègre et le trafic d'alcool à Chicago, au début des années trente. Leur chef se nomme Eliot Ness, un jeune agent de 26 ans, qui persuade le procureur des Etats-Unis de lui laisser les mains totalement libres et de choisir lui-même ses hommes au sein d'une brigade autonome, afin d'éviter de tomber sur une "pomme pourrie" corrompue des services de police.
Ness retiendra neuf hommes de confiance pour l'assister dans sa mission : mettre Al Capone, parrain de la pègre à Chicago, sous les verrous. Ils mèneront une véritable guerre contre son gang, et le criminel sera finalement condamné à 11 ans de prison et 80 000 dollars d'amende... pour fraude fiscale ! Incorruptibles, intouchables, intègres, souvent seuls dans une ville gangrenée par la corruption, ces agents auront amassé de nombreuses preuves pour confondre Capone en cas de non-condamnation pour fraude, et considérablement affaibli le réseau de trafic d'alcool. Une prohibition qui sera abolie le 5 décembre 1933, après treize ans de guerre des gangs...
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